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BlogueuZ : Naïve.
Une petite citation :

"Et après?

Après, on rêve d'avant."

(Louis Garrel et Ludivine Sagnier, dans Les Chansons d'Amour)


De quoi parle ce blog ?

Bienvenue dans le Grand N'importe Quoi.

Plus mieux que le vrai monde, trop ordonné, trop beau, trop bien rangé.

Désordre est le mot d'ordre.

Désordre et Folie.

Youpiii \o/

 

 



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A quoi ça sert ?
By such a smiling sweetheart.
Rien n'est grave. Ne fais pas attention au désordre, c'est tout.
Posté le 13 août 2008 @ 11:22

La seule solution que j'ai trouvé à mon humeur, ce sont mes bottes rouges.
Nous sommes au milieu de l'été, et mon sourire ne peut s'accrocher qu'à une paire de bottes de pluie en plastique rouge. Je tombe bien bas.

De façon générale, je tombe bien bas.

NY & Costa Rica & Miami : Pura Vida.
Posté le 12 août 2008 @ 11:24

En voyant New York de la fenêtre du taxi, c'est con mais la première chose que je me suis dite, c'est que c'était comme sur les cartes postales. On arrive en taxi de l'aeroport et on voit Manhattan, et c'était comme si je connaissais déjà. La bas, l'Empire State Building, et le Chrysler. Ici, le trou laissé par les tours jumelles. C'était un peu bizarre, de se retrouver face à ce paysage que j'avais vu mille fois dans les films, j'avais envie de tout découvrir, et en même temps, j'avais la sensation de déjà connaitre, un peu.

Le deuxième truc qui m'a frappé, c'est la taille. La encore, je n'ai pas inventé l'eau chaude, mais New York, c'est grand. Et il fait chaud. Les larges avenues, qui en plus d'être très larges, sont très longues, m'ont vite fatiguées et ont eu raison de ma curiosité. Pas question pour mes parents ni pour moi de monter à l'Empire State, où la queue nous a donné le tournis, on a préféré le Rockfeller Center. Moins mythique, certes, mais moins de monde aussi, et la vue était géniale. Mais enfin, tout est trop grand pour moi dans ces quartiers, et il y a trop de monde, donc j'ai abandonné tout ça avec joie quand on s'est replié sur des quartiers à taille plus humaine, là ou les rues portent des noms et non plus des numéros, et où parfois elles se croisent pas à la perpendiculaire. Greenwich Village, SoHo, et TriBeCa.
Evidemment, je n'ai pas pu résister aux clichés, j'ai passé la moitié de ces 4 jours a faire du shopping, sous l'oeil bienveillant de ma maman, qui ne me refuse plus rien depuis que je vais à Sciences Po. Et on ne m'a pas menti sur les magasins à New York. Surtout un, Urban Outfitters, que j'aurai pu dévaliser, si j'avais eu la carte de crédit de Nicole Richie.
Et bien sur, j'ai visité les lieux communs de New York. Le Met, le MoMa, Central Park, Ground Zero, Brooklyn Bridge, le Flatiron. Et puis le café de Sex and the City, l'immeuble de Friends. Quatre jours très urbains, avant de rejoindre le Costa Rica.

Le Costa Rica, c'est un petit pays d'Amerique Latine pas plus grand que la Suisse. La capitale, San José, n'a aucu intérêt. C'est moche, moche et re-moche. En revanche, dès qu'on s'éloigne un peu, c'est magique.
Première escale, le parc national du Tortugero, sur la côte Caraïbes. C'est sauvage sauvage, et il faut une heure trentre de bateau sur un fleuve qui traverse la forêt humide pour arriver à l'hôtel. J'aurai préféré éviter les touristes qui se prennent pour Indiana Jones et parlent fort, mais on peut pas tout avoir. L'hôtel est bien, comme dans beaucoup d'autres "lodges" au Costa Rica, chaque chambre est en fait une petite cabane. Nous restons deux jours, on se baigne dans la piscine de l'hotel, mais pas dans la mer, parce qu'il y a des courants forts, des barracudas et des requins. On va faire des promenades en bateau, pour observer les singes dans les arbres, les oiseaux de toutes les couleurs, on aperçoit même un caïman au ras de l'eau, et c'est moyennement rassurant, comme animal. Le guide rajoute que l'année dernière, un crocodile a mangé un bébé et un pêcheur, dans le village. La nuit, on va observer la ponte des tortues. Celle qui est là est énorme, 1m20, et lorsqu'elle retourne à la mer, extenuée, et qu'elle s'enfonce dans l'océan, il n'y a rien de plus émouvant.

Seconde escale, un "Eco-Lodge", tenu par une hollandaise haute en couleurs. On reste là une nuit, le temps de se reposer un peu, de se baigner dans la rivière au pied du lodge et de se retrouver au calme, loin des touristes du Tortugero. Après une nuit là, direction la rivière Pacuare, l'une des plus belles d'Amérique Latine, disent les guides. Et en effet, c'est magique. Notre lodge est au bord de la rivière, mais on ne peut pas y accéder par la route, parce qu'il n'y a pas de route. Et le Pacuare est une suite de rapides. Il n'y a qu'une solution, donc, c'est le rafting. Une heure pour aller à l'hôtel, et trois heures ensuite de l'hôtel au prochain village. Du point de départ à l'hôtel, sublissime dans mon gilet de sauvetage et mon casque, j'observe cette nature qui n'a jamais connu la main de l'homme, et c'est magique. Les arbres sont immenses, verts, touffus, des cascades jaillissent parfois et c'est magnifique. Et le rafting, c'est extrêmement drôle, aussi. On arrive à l'hôtel et on se croirait au paradis. Les "cabanes" sont immenses, il y a un hamac a l'entrée de chaque, et dedans tout est blanc, le lit est comme celui d'une princesse, coiffé d'une immense moustiquaire blanche. Tout autour, la forêt, et le fleuve. Rien d'autre Evidemment, il n'y a pas l'électricité, et le soir, on s'éclaire à la bougie, et l'on s'endort tot. Le matin, on est reveillé par le bruit de la foret et des rapides. Le tout est tenu par des jeunes, forcemment, puisqu'il faut être apte au rafting quatre heures par jour pour pouvoir travailler ici. Ils sont adorables, serviables, me parlent mi en francais, mi en anglais, mi en espagnol. Je finis par parler une langue étrange qui est un mélange des trois. Mais le lendemain, il faut repartir, et je suis triste, parce que j'avais vraiment trouvé mon coin de paradis.

Prochaine étape, l'Arenal, un volcan encore en activité. La nuit, il gronde et c'est assez effrayant, de voir quelques petites coulées de lave dévaler la pente, rouges, très rouge dans la nuit noire. Ici encore, on ne reste qu'une nuit, et l'on repart vers un autre parc national, le Rincon de la Vieja, ou l'on prend des bains de boue volcanique.

L'aventure se termine par deux jours au bord de la mer, dans un hôtel de rêve, et pour la première fois depuis le debut du voyage, ce sont deux jours sans aucune goute de plus, ce qui relève du miracle, vu qu'au Costa Rica, c'est la saison des pluies, justement. Farniente, donc, dans un cadre plus que magique, et kayak au coucher du soleil. Les jours filent comme ils sont arrivés, et il faut repartir, direction Miami.

Le contraste entre le Costa Rica, sauvage, rural, reposant, et Miami, ville chaude, peuplée, surexcitée, est fort, trop fort. J'ai du mal a m'habituer aux grands buldings à nouveau, à tous ces gens qui courrent, aux filles blondes et refaites, aux mecs bodybuildés. C'est amusant, mais Miami est un cliché à elle toute seule. En fait, pas tout Miami, mais Miami Beach, en tout cas. C'est la ville de l'ostentatoire, du soleil, de la démesure. C'est drôle, mais fatigant. Je suis contente de retrouver Paris, au final. Mais retourner au Costa Rica, je le ferais. Il faut.  

Cause it just belongs to you and me, so let's take a ride and see what's mine.
Posté le 11 août 2008 @ 09:24

Parfois j'ai l'impression d'aller droit dans le mur, en entrainant avec moi un garçon parfait. Je n'ai qu'une certitude, au fond de moi je sais, que le fantôme reviendra un jour, pour une nuit ou pour une année, et je suis faible, faible, faible. Je sais qu'un jour je nous détruirai, ou nous nous détruirons, je ne connais pas l'échéance mais je t'aime trop mal pour qu'il en soit autrement.

Pourtant je t'aime. C'est à toi que je pensais, dans ces heures vides, sans sommeil, là bas. C'était dans tes bras que je m'endormais, je fermais les yeux et j'imaginais, ta peau contre la mienne, et j'y croyais, j'y croyais fort, et je m'endormais.
Je t'aime de mille façons, mais aucune n'est la bonne, et je fonce, droit dans le mur, en riant, parce que c'est quand même si agréable d'y aller avec toi.

Well wouldn't it be nice to be Dorian Gray?
Posté le 14 avril 2008 @ 00:00

Je découpe pas droit. Je ris trop fort. Je suis bordélique, sarcastique. Je commence systématiquement mon Elle par la fin. Je dessine des étoiles dans les coins de mes cours. Je lis l'horoscope du Métro à haute voix, le matin. Quand je ris, je me cache derrière ma main. J'écoute de la musique, tout le temps. Je ne jette jamais rien, je garde tout. Des capsules de bières, des rubans, trois mots sur un bout de papiers, des piles de magazines, des photos. J'aime pleurer. Je dors avec un ours en peluche. Je réflechis mieux les cheveux attachés. Je mets trop de Nutella sur mes tartines, volontairement. Je me couche trop tard, et me plains toujours d'être fatiguée. Je suis paresseuse. Je grignote toujours le soir, une tablette de chocolat ou des céréales. Je suis pas très texto, du moins pas tous les soirs. Je préfère ta voix au téléphone. J'oublie presque tout. J'ai des goûts musicaus géniaux, mais j'écoute parfois de la merde, et la vérité c'est que je kiffe. Je touche à tout. J'ai les idées mal placées. Je traine des heures sur internet. Je voudrais faire des tonnes de trucs que je ne fais jamais. Dans le bus, je ne peux pas vivre sans mon I-pod. Je remets au lendemain, beaucoup. Je suis excessive. Je mange n'importe quoi. Je dessine mal, et je chante faux. J'écris des paroles de chansons qui me trottent dans la tête sur mes pochettes de cours. Je suis fière de mon papa. Le rire est mon seul rempart. J'écris, et je médis, beaucoup. Je traverse n'importe ou et n'importe quand. J'aime sentir des bras autour de moi. J'ai un sourire de cruche. Je porte les pulls de l'homme que j'aime, pour respirer son odeur. Je veux tout, tout de suite. J'ai peur, parfois. Je suis contradictoire. Je change d'avis souvent. Je m'attache trop vite, je me détache trop tard.

Tu vois, Pierre, je suis une catastrophe.  

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